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Guide opérationnel · Prochaine édition

Paris Air Show 2027
Le Bourget.

Une semaine durant laquelle l'aéroport du Bourget devient une ville temporaire de l'aérospatial et de la défense, entre exposition statique en plein air, halls couverts et démonstrations en vol quotidiennes. C'est le salon où constructeurs, fournisseurs et délégations officielles concluent des commandes et présentent les innovations du secteur. La 56ᵉ édition se tient du 14 au 20 juin 2027, avec quatre journées professionnelles et trois jours d'ouverture au public.

Qu’est-ce que le Paris Air Show, en deux lignes

Le Paris Air Show (Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace, SIAE) est le plus grand salon mondial dédié à l’industrie aéronautique, spatiale et de la défense. Pendant une semaine, l’aéroport du Bourget se transforme en ville temporaire : exposition statique en plein air avec plus de 150 aéronefs, halls couverts, chalets des entreprises et démonstrations en vol quotidiennes. Il se tient à une cadence biennale (années impaires) et il est organisé par la SIAE, filiale du GIFAS. L’édition 2025 (la 55ᵉ) a enregistré ~2 400 exposants de 48 pays, 305 000 visiteurs (141 000 professionnels + 164 000 grand public), ~70 hectares de surface et 400 délégations officielles de plus de 100 pays.

Ce n’est pas une vitrine passive : c’est le lieu où constructeurs, supply chain, compagnies aériennes et délégations gouvernementales concluent des commandes et sélectionnent des fournisseurs pour des programmes qui durent des années. Mais les annonces retentissantes qui font la une ne sont que la partie émergée de l’iceberg : la plupart des décisions d’achat réelles mûrissent dans les semaines suivantes, dans des négociations qui partent d’un contact pris sur le stand. C’est pourquoi, pour un exposant, la gestion des leads vaut autant que la présence elle-même au salon.

Que présenter, où l’exposer

L’agencement du Bourget est l’une des raisons qui rendent ce salon unique. La surface s’articule en trois grandes zones, à choisir en fonction de ce que vous exposez :

  • Exposition statique en plein air (plus de 150 aéronefs) : c’est le cœur médiatique du salon, réservé aux aéronefs, aux drones de grandes dimensions et aux systèmes qui doivent être vus en vrai. Visibilité maximale, mais la logistique et les coûts sont les plus exigeants.
  • Halls d’exposition couverts et chalets/pavillons : là où vit la supply chain (composants, matériaux, systèmes, avionique, propulsion, MRO). C’est ici que la plupart des fournisseurs italiens et européens bâtissent leur présence et gèrent leurs rendez-vous B2B.
  • Paris Space Hub (~2 500 m²) : hall dédié à l’écosystème spatial, où se concentrent agences, opérateurs satellitaires, lanceurs et startups du new space.

La règle pratique pour la supply chain : choisissez le hall en fonction de vos acheteurs, pas en fonction de la vitrine. Si vous vendez des composants ou des systèmes à des OEM et des Tier 1, l’exposition statique en plein air fait son effet mais intercepte peu l’acheteur technique ; un stand bien placé dans le hall de votre secteur, près des grands pavillons nationaux, génère plus de conversations qualifiées. En revanche, si votre produit est un aéronef, un drone ou un démonstrateur qui « doit voler », le statique (ou un créneau dans les démonstrations en vol) est irremplaçable.

Profil du visiteur

Le Paris Air Show a une particularité : cohabitent quatre journées strictement professionnelles (14-17 juin) et trois jours d’ouverture au public (18-20 juin). Pour un exposant B2B, cette distinction est primordiale : les leads commerciaux sérieux se récoltent pendant les journées professionnelles. Sur les 305 000 visiteurs de 2025, 141 000 étaient des professionnels et 164 000 du grand public.

Pendant les journées professionnelles, sur le stand d’un fournisseur aérospatial se présentent en majorité :

  • Constructeurs et OEM aéronautiques/spatiaux et leurs services achats techniques (fourchette indicative de 25-35 % du trafic qualifié)
  • Fournisseurs de la supply chain (composants, matériaux, systèmes), souvent en quête de partenaires et de sous-traitants (~20-25 %)
  • Compagnies aériennes, opérateurs et gestionnaires de flottes, avec des acheteurs MRO, avionique et propulsion (~15-20 %)
  • Forces armées et délégations gouvernementales/institutionnelles du secteur défense, les 400 délégations officielles de plus de 100 pays (~10-15 %)
  • Startups et investisseurs sur la mobilité aérienne durable, les drones et le new space (~10 %)

Le profil décisionnel est élevé et international : qui voyage jusqu’au Bourget pendant les journées professionnelles est presque toujours déjà engagé dans un programme d’achat ou de sélection de fournisseurs. Attendez-vous à un public très multilingue, avec l’anglais comme langue de travail de facto et une forte présence de délégations qui se déplacent avec des agendas verrouillés.

Comment se préparer dans les 4 semaines avant l’événement

Semaine -4 → Audit du message

Vérifiez que votre proposition de valeur répond en 30 secondes aux trois questions qu’un acheteur aérospatial se pose sur le stand, en anglais :

  1. Ce que vous faites, en une phrase (le système/composant/technologie, pas la catégorie)
  2. Pour qui, segment précis (ex. « actionneurs pour commandes de vol pour Tier 1 du secteur régional »)
  3. Ce que ça change, bénéfice mesurable et crédible pour le secteur : poids, fiabilité, certifications (EASA/FAA), délai de livraison, coût sur le cycle de vie

Dans un salon où tout le monde parle d’« innovation » et de « durabilité », c’est la spécificité technique qui distingue. Pas de slides à l’infini : une phrase claire, répétée par chaque personne de l’équipe, en anglais.

Semaine -3 → Playbook opérationnel du stand

Définissez qui fait quoi sur les sept jours, en distinguant nettement les quatre journées professionnelles des trois jours publics :

  • Qui tient le stand pendant les journées professionnelles (les commerciaux seniors, les jours qui comptent)
  • Qui gère les délégations officielles et les rendez-vous sur agenda (souvent réservés des mois à l’avance)
  • Qui reste à l’arrière au siège pour faire du suivi en direct déjà pendant le salon (c’est un véritable avantage concurrentiel, voir plus bas)
  • Qui couvre les trois jours publics, avec une équipe plus légère et des objectifs différents (marque employeur, visibilité, recrutement via L’Avion des Métiers)

Sur sept jours, la fatigue est le premier ennemi de la qualité de la donnée : planifiez des rotations par plages horaires et ne laissez pas les journées professionnelles entre les mains de personnel junior.

Semaine -2 → Formulaire de qualification

Chaque contact récolté doit être qualifié sur le moment, pas « plus tard ». Pour l’aérospatial, les trois questions critiques sont :

  1. Programme/timing, sur quel programme ou quelle plateforme travaillez-vous et avec quel horizon (en production, en développement, en phase de sélection de fournisseurs) ?
  2. Rôle dans la supply chain, êtes-vous OEM, Tier 1/2, opérateur, organisme institutionnel ?
  3. Décision, qui valide le choix du fournisseur et quelles exigences de qualification/certification sont requises ?

Tout le reste (siège, chiffre d’affaires, programmes connus, certifications publiques) se trouve dans les plus de 30 sources de données que couvre un bon enrichissement automatique, sans voler un temps précieux sur le stand.

Semaine -1 → Intégrations CRM

L’erreur classique : des contacts sur cartes de visite, des photos de badge, des scans éparpillés, et puis personne ne les reverse dans le CRM avant qu’il ne soit trop tard. Dans un secteur aux cycles longs et aux multiples décideurs, arriver le premier avec le suivi est ce qui vous maintient dans la short-list des fournisseurs considérés.

Configurez le système de façon à ce que chaque scan, au salon, atterrisse directement dans le CRM de l’entreprise, avec tag événement + réponses de qualification + note vocale du commercial. Pas dans un Excel, pas seulement dans le catalogue de l’appli officielle, pas dans un fichier « qu’on rangera lundi ».

L’appli officielle Paris Air Show en vaut-elle la peine ?

Oui, l’appli officielle Paris Air Show existe, elle est gratuite et il faut la télécharger : elle contient le programme, les plans du salon, le catalogue des exposants et les horaires des démonstrations en vol. Sur 70 hectares et sept jours, c’est un outil d’orientation précieux, autant pour vous que pour les visiteurs qui vous cherchent.

Mais il est important d’être honnête sur ce que l’appli ne fait pas, car elle n’est pas conçue comme un outil commercial pour l’exposant :

  • Ce n’est pas un système de capture de leads sur le stand : elle sert à consulter et à se faire trouver, elle travaille du côté du visiteur.
  • Elle n’exporte pas les contacts dans votre CRM d’entreprise (HubSpot, Salesforce, Pipedrive).
  • Elle n’enrichit pas automatiquement les données : si vous ne récoltez que nom + entreprise, vous en restez là.
  • Elle n’envoie pas de suivi au prospect : le suivi, c’est à vous de le faire, manuellement, après.
  • Elle ne génère pas de rapport exécutif sur la performance de votre stand.
  • Et comme toute appli de salon, elle change à chaque édition : la donnée ne reste pas la vôtre, elle vit dans l’écosystème du salon.

Autrement dit, l’appli officielle est excellente pour se déplacer dans le salon et pour la visibilité, mais c’est justement pour cela qu’elle rend encore plus nécessaire un système de capture qui vous appartient, capable d’amener le contact du scan jusqu’au CRM. C’est exactement le workflow qu’exécute Linkly, avec la chaîne capture → enrichissement → qualification → suivi confiée à une équipe de six agents IA. Voici comment fonctionne Linkly.

Quoi faire pendant les 7 jours du salon

Jour 1 (lundi 14 juin), ouverture professionnelle

  • Briefing de l’équipe à 8h15 : revoyez les trois messages, les rôles et l’agenda des rendez-vous par délégation
  • Calibrage : les premiers leads de la journée servent à ajuster les questions de qualification
  • Vérifiez le plan au stand et les horaires des démonstrations en vol (utiles pour gérer les flux)
  • En fin de journée, premier débrief : ce qui marche, ce qu’il faut corriger demain

Jour 2 (mardi 15 juin), première journée pleine

Le salon atteint son rythme de croisière. Attendez-vous au premier pic d’acheteurs techniques et de délégations. Gardez une personne senior toujours présente et gérez avec ponctualité les rendez-vous déjà planifiés : les prospects les plus stratégiques ont des agendas chargés et peu de marge.

Jour 3 (mercredi 16 juin), cœur décisionnel

Historiquement l’une des journées au trafic qualifié le plus dense. C’est le moment où se concentrent les rencontres de fond avec les OEM, les Tier 1 et les opérateurs. Attention maximale à la qualification sur le moment : chaque contact sérieux de cette journée doit être dans le CRM le soir même, pas « en fin de semaine ».

Jour 4 (jeudi 17 juin), dernier jour professionnel

Dernière fenêtre pour les acheteurs purs avant l’ouverture au public. Trafic encore élevé, excellent pour conclure les rendez-vous restants et pour les conversations les plus approfondies avec les leads chauds des jours précédents. À partir d’ici, la nature du public change.

Jour 5 (vendredi 18 juin), ouverture au public

Commence la partie ouverte au grand public : familles, passionnés, étudiants. Le trafic commercial chute nettement. Repositionnez l’équipe sur des objectifs différents : marque employeur et recrutement (notamment via L’Avion des Métiers), visibilité de marque, gestion du matériel de communication. Distinguez clairement ces contacts des leads B2B dans le CRM.

Jour 6 (samedi 19 juin), public le week-end

Pic d’affluence du grand public et des démonstrations en vol. Présence allégée au stand, focus sur l’image et l’engagement. C’est aussi le moment idéal pour faire un tour chez les concurrents : voir qui est venu, avec quoi, et récolter des idées pour la prochaine édition.

Jour 7 (dimanche 20 juin), clôture

Dernière journée publique et démontage en vue. Trafic en baisse. Utilisez-la pour le débrief final de l’équipe, pour consolider les données récoltées et pour vous assurer que chaque lead qualifié des journées professionnelles est déjà dans le CRM avant de quitter Le Bourget. Le suivi démarre lundi, pas dans dix jours.

Quoi faire dans les 7 jours après le salon

Dans l’industrie aérospatiale, les cycles de vente sont longs et les décideurs nombreux, mais c’est justement pour cela que la rapidité du premier contact est ce qui vous maintient dans la short-list des fournisseurs considérés. Qui rappelle un acheteur sous 48 heures, alors que la conversation au stand est encore fraîche, part avec un avantage difficile à rattraper pour qui se manifeste des semaines plus tard.

Le playbook de suivi :

  1. Sous 24h, e-mail personnalisé à chaque lead qualifié. Pas de template : une référence à quelque chose de précis dit au stand (le programme sur lequel ils travaillent, l’exigence de certification qu’ils ont citée).
  2. Sous 7 jours, un commercial référent assigné à chaque lead qualifié, avec un point de contact précis planifié (call, démo, visite de l’usine). Pas d’e-mails en masse indifférenciés.
  3. Sous 14 jours, tenez les promesses faites au stand (fiches techniques, dossiers de qualification, devis). Extractibles automatiquement des notes vocales du commercial, si le système les a enregistrées.
  4. Sous 30 jours, rapport exécutif sur la performance vs objectif : répartition des leads par segment (OEM, Tier, opérateur, défense), par pays, pipeline estimé. C’est ce dont vous avez besoin pour justifier auprès du management l’investissement dans le prochain Le Bourget.

FAQ pratiques

Combien coûte une exposition au Paris Air Show ?

Les coûts ne sont pas publics et varient énormément selon la typologie : un espace en hall couvert est bien différent d’un stand avec aéronef dans l’exposition statique en plein air ou d’un chalet sur la flightline. Pour donner un ordre de grandeur réaliste pour un fournisseur de la supply chain avec un stand en hall : indicativement de 25 000-50 000 € pour le seul espace sur de petites surfaces, auxquels s’ajoutent l’aménagement, les services techniques, la logistique, le voyage et le personnel pour une semaine, atteignant facilement 60 000-120 000 €+ au total. Les présences avec aéronef en statique ou chalet dédié montent à des ordres de grandeur nettement supérieurs. Pour les tarifs officiels, référez-vous à la SIAE / au GIFAS.

Quel est le meilleur jour pour la collecte de leads B2B ?

Les quatre journées professionnelles (14-17 juin), sans aucun doute. Les journées centrales (mardi et mercredi) concentrent en général le trafic d’acheteurs techniques et de délégations le plus qualifié. À partir du vendredi, le salon ouvre au grand public et change complètement de nature : utile pour l’image et le recrutement, marginal pour les leads commerciaux.

Quand ouvrent les inscriptions pour les visiteurs et les badges professionnels ?

En général dans les mois qui précèdent le salon, sur le site officiel. La distinction entre accès professionnel (jours 14-17) et accès public (18-20) est gérée au moment de l’inscription : assurez-vous que vos invitations pour acheteurs et partenaires soient pour les journées professionnelles. Consultez siae.fr pour les dates d’ouverture de la préinscription 2027.

Vaut-il la peine d’amener un aéronef en exposition statique ?

Cela dépend de ce que vous vendez. Si votre produit est un aéronef, un drone ou un démonstrateur, le statique (ou un créneau dans les démonstrations en vol) est la meilleure façon de le montrer et offre une énorme visibilité médiatique. En revanche, si vous êtes un fournisseur de composants, de systèmes ou de services MRO, la même somme rapporte bien davantage investie dans un stand bien placé en hall et dans une équipe commerciale qui qualifie et suit les leads : l’acheteur technique se rencontre là où il fait ses rendez-vous B2B, pas sur la flightline.

Quelle est l’alternative à la carte de visite pour récolter des contacts ?

Le papier et les photos de badge sont la pire option : temps de numérisation, erreurs, leads perdus entre un rendez-vous et l’autre sur sept jours de salon. Trois alternatives pratiques :

  1. Appli officielle du salon, utile pour se faire trouver et s’orienter, mais ce n’est ni un outil de collecte de contacts sur le stand ni un système relié à votre CRM (voir section ci-dessus).
  2. CRM avec scan mobile natif (HubSpot, Salesforce ont des fonctionnalités dédiées), fonctionne si l’équipe sait les utiliser avec discipline, ce qui n’est pas évident au milieu des délégations et des rendez-vous pressants.
  3. Système dédié de capture de leads + agents IA pour l’enrichissement, la qualification et le suivi, c’est le pattern qu’exécute Linkly : du scan au CRM avec tag événement, réponses de qualification et note vocale. Voici comment ça fonctionne.

Page mise à jour en vue de l’édition 2027. Pour les informations officielles et l’inscription exposants/visiteurs, référez-vous au site siae.fr et à l’organisateur GIFAS.

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